Aïe ! ça sent la fin de l'été...
Ça y est, les romans de la rentrée se bousculent et on ne sait pas par où commencer !
Je n'en ai encore lu aucun (trop occupée à relire tous les Connelly), mais pour vous donner des pistes que vous ne trouverez pas forcément dans la presse, voici ceux par lesquels je vais commencer (comme je ne les ai pas encore lus, les présentations sont celles des éditeurs - je vous tiens au courant) :

Est-il vrai que le « ou » exprime la lourdeur comme le pense Victor Hugo et que le « r » évoque l'écoulement de l'eau comme l'affirme Platon ? Quelle est la durée moyenne de vie d'un mot ? Pourrait-on écrire un roman français en utilisant exclusivement des mots d'origine étrangère ? Pourquoi les grands singes utilisent-ils trois cris différents pour prévenir d'un danger ?
Une foule d'interrogations secondaires apparaissent autour de la question principale : quand les hommes ont-ils parlé ? Et qu'est-ce qu'ils ont dit quand ils ont parlé ? Quel a été le premier mot ?
Le problème fait d'autant plus rêver qu'il est difficile à résoudre. Il fallait donc un roman pour l'aborder.
Le premier mot
Vassilis Alexakis
Éditions Stock

Considérée comme l'une des grandes voix de la littérature américaine contemporaine, Louise Erdrich bâtit, livre après livre, une œuvre polyphonique à nulle autre pareille. Dans ce roman riche et dense, elle remonte le fil de l'histoire collective et individuelle, explore le poids de la culpabilité et le prix de l'innocence.Depuis toujours, la petite ville de Pluto, Dakota du Nord, vit sous « la malédiction des colombes » : les oiseaux dévorent ses maigres récoltes comme le passé dévore le présent. Nous sommes en 1966 et le souvenir de quatre innocents lynchés cinquante ans auparavant hante toujours les esprits. En écoutant les récits de son grand-père indien qui fut témoin du drame, Evelina, une adolescente pleine d'insouciance, prend conscience de la réalité et de l'injustice...
La Malédiction des colombes
Louise Erdrich
Traduit de l'américain par Isabelle Reinharez
Albin Michel

Une nuit de 1965, Jasper Jones, le paria de la petite ville minière de Corrigan, le gamin à moitié aborigène, frappe à la fenêtre de Charlie Bucktin, treize ans. Il n'a confiance en personne, il a besoin d'aide, aussi Charlie accepte-t-il de le suivre jusqu'à cette jolie clairière enfouie dans le bush où l'attend une terrible découverte.
Cette nuit-là, Jasper Jones lui fait jurer de garder le silence. Mais ce secret bien trop lourd à porter pour des enfants n'est pas le seul qui lézarde la ville de Corrigan...
Le Secret de Jasper Jones
Craig Silver
Traduit de l'anglais (Australie) par Marie Boudewyn
Calmann-Lévy

"Il y a, en chacun de nous, un autre monde. La chose la plus importante est toujours celle que l'on ne connaît pas."
Un autre monde raconte l'histoire de Harrison William Shepherd, un personnage inoubliable, dont la recherche d'identité plonge le lecteur au coeur des événements les plus tumultueux du XXe siècle.
Barbara Kingsolver nous entraîne dans un voyage épique, de la ville de Mexico des années 30 - où le lecteur rencontre Frida Kahlo, Diego Rivera et Trotsky, leader politique en exil - à l'Amérique de Roosevelt et J. Edgar Hoover, en plein maccarthysme.
Avec des personnages profondément attachants, souvent émouvants, un vrai sens de la description des lieux et une analyse juste et intelligente de la façon dont les événements historisques et l'opinion publique peuvent façonner une vie, l'auteur a créé un bouleversant portrait d'artiste et s'interroge sur l'essence même de l'art.
Un autre monde
Barbara Kingsolver
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Martine Aubert
Éditions Rivages
Ce ne sont pas les seules nouveautés à la librairie...
...puisque, depuis peu, on y trouve aussi des vieilleries : dans un premier temps une sélection de polars d'occasion, bientôt suivie par quelques petites merveilles trouvées dans le grenier des éditions Jacques Antoine, Les Eperonniers.
Venez donc fouiner !
Et les coups de coeur plus anciens
Le dernier Sepúlveda
Pas forcément une bonne idée de balancer votre tourne-disque par la fenêtre parce que votre compagnon est vraiment trop nul ! Quoique...
Vous rirez beaucoup en lisant le dernier roman de Sepúlveda, mais pas seulement. C'est aussi un bel hommage à quelques rescapés de l'autre 11 septembre, rattrapés par les années, qui n'ont pas tout oublié de leurs espoirs et leurs rêves.
L'Ombre de ce que nous avons été
Luis Sepulveda
Traduit de l'espagnol (Chili) par Bertille Hausberg
Editions Métailié
L'Amour après la mort

Drôle d'endroit pour rencontrer l'âme soeur, un cimetière. Et ne croyez pas qu'on parle ici de défunts, ces âmes sont bien vivantes et incarnées ! Katarina Mazetti explore avec humour et finesse la rencontre explosive et improbable de deux mondes incompatibles et pourtant complices...
Le Mec de la tombe à côté
Katarina Mazetti
Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus
Actes Sud Babel
Littérature argentine
Salué par José Saramago et Alberto Manguel, premier roman éblouissant d'humanité. Texte superbe dont la simplicité amplifie la puissance et l'émotion. Un hommage à la dignité d'une jeune femme que rien ne destinait à un destin exceptionnel...
Le Lieu perdu
Norma Huidobro
Traduit de l'espagnol (Argentine) par Dominique Lepreux
Editions Liana Levi
Le premier polar amaigrissant
Si vous avez envie de changer d'atmosphère après la vague de froid qui souffle sur le polar, essayez celui-ci, il nous vient de Colombie. Humour garanti, magouilles politico-immobilières et séances des 'Obèses anonymes' alternent pour notre plus grand plaisir.
Perdre est une question de méthode
Santiago Gamboa
Traduit de l'espagnol (Colombie) par Anne-Marie Meunier
Points Roman noir
Jeunesse
Un livre-poursuite en accordéon où chacun échappe à sa bête noire...et le plus terrifiant n'est pas celui qu'on croit !
Au secours !!!
Michaël Escoffier, Matthieu Maudet
L'École des loisirs